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Premier Bilan
- Premières impressions de retour :
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- Réponses aux questions les plus posées au retour
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(Au retour de la 1ère partie de mon tour du monde) |
- Quelle a été ta destination préférée ?
Difficile de répondre car chaque pays m'a apporté son lot de découvertes passionnantes. Cependant, je peux peut-être dire que j'ai eu un gros coup de coeur pour l'Amérique Latine, et que l'Australie m'a un peu moins séduite (mais c'est aussi le territoire sur lequel je suis le moins restée, faute de temps, et pourtant le territoire le plus étendu ...). - As-tu été malade ?
Oui , une grosse fièvre inexpliquée (40,5°) qui a commencé en Amazonie et qui m'a repris à plusieurs reprises par la suite, 2 diarrhées au début, une angine.
- Que mangeais-tu ?
Ce qui ne coûtait pas trop cher et que l'on trouvait dans les petits bouis-bouis locaux, et parfois un repas dans un bon restaurant. J'essayais aussi de goûter aux spécialités locales ou aux mets insolites comme les insectes grillées, le mole, la « cuy » (cochon d'Inde), le lama
- Qu'est-ce qui t'as le plus manqué comme nourriture française ?
Sans hésitation, le fromage et la charcuterie !
- As-tu été bien accueilli ?
Oui, les français bénéficient d'une bonne image de marque à l'étranger ! La France représente un pays de liberté et de droits, une terre d'accueil, un interlocuteur attentif dans le dialogue Nord-Sud, et possède aussi une bonne équipe de football ! Tout cela aide le visiteur français même si de toutes façons la majorité des gens que j'ai rencontré étaient très hospitaliers avec tous les visiteurs, quelque soient leur nationalité.
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La langue n'a-t-elle pas été une barrière ?
J'ai remarqué que le fait de s'adresser dans la langue de son interlocuteur brise tout de suite la glace (quand glace il y a) !
En Amérique latine, non, j'ai vite appris à parler espagnol. Sinon, reste toujours le moyen de communiquer avec la langue universelle des mimiques et des signes (très drôle souvent) mais il faut toutefois faire attention parfois car certains gestes ont une signification totalement différente d'un pays à l'autre !
En Asie, c'était plus difficile, j'ai du parler anglais même si je m'efforçais dès que je le pouvais de parler la langue locale, au moins pour les formules de politesse apprises sur place. Le fait de parler anglais renvoie tout de suite à son interlocuteur une autre image, celle d'un touriste lambda ce qui génèrait immédiatement des réactions moins authentiques que ce que j'aurais souhaité.
Je conseille vivement aux gens qui partent à l'étranger d'utiliser au maximum la langue du pays où ils se rendent. C'est d'abord un enrichissement personnel, une première démarche d'intégration et d'ouverture aux autres, et puis tellement plus authentique ! Alors, osez, personne ne vous jugera !
- As-tu passé des nuits à dormir dehors ?
Non mais beaucoup dans les transports en commun !
- As-tu eu de grosses galères ?
Grosses, pas vraiment, mais quelques frayeurs ! Ou des situations plus difficiles à gérer, souvent par manque d'informations (insécurité, perte de repères ...). J'ai connus, par contre, quelques galères matérielles (vols) qui deviennent assez embêtantes au regard du peu de matériel emmené. Car le peu qu'on a est bien souvent indispensable ou très important à nos yeux (je pense à mes photos et vidéo par exemple qui m'ont été dérobées et qui représentaient plusieurs mois de souvenirs de voyage ! ). Et puis, le préjudice financier n'est pas négligeable non plus !
- As-tu eu de grosses peurs, grosses frayeurs ?
Quelques-unes : souvent dans les bus déglingués et taxis aux chauffeurs "suicidaires" d'Amérique du Sud ... Mais on s'habitue vite à cette conduite « typique » !!
Quelquefois dans certains quartiers très craignos comme près de Pisco (dans le désert péruvien, au carrefour de la Panaméricaine, de la route qui va vers la côte et celle qui part vers la montagne centrale) ou comme à Guatemala Ciudad.
- T'a-t-on agressé ou volé ?
Agressé non, volé oui, malheureusement à plusieurs reprises : mon appareil-photo numérique (avec 2 mois de photos), 4 cartes mémoires de photos, mon MP3, mon camescope (avec 1 mois de vidéo), un blouson.
J'ai aussi oublié beaucoup de choses dans les transports en commun, les hôtels, les cybers mais mise à part mes chaussures de randonnées, rien qui n'ait réellement de la valeur (financièrement parlant
). Un CD oublié de presque toutes mes photos de Bali et d'Australie doit encore traîner sur la table d'un cybercafé de Luang Prabeng ...
- Quel est ton meilleur souvenir ?
Impossible de répondre
Y'en a beaucoup trop ! Lire mon carnet de route
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Quel est ton plus mauvais souvenir ?
Difficile à dire
y'en a peu ! Peut-être la perte de mon appareil-photo et des 500 photos du Mexique qui se trouvaient à l'intérieur, le vol de mon camescope (avec une partie du film réalisé avec les enfants des rues d'Ayacucho), ma seule nuit passée à Guatemala Ciudad dans l' hôtel miteux d'un quartier désaffecté où seuls semblaient errer drogués, prostitués, mendiants dans une saleté infâme ; mes 40 de fièvre à Huaraz, le choc des cultures en arrivant dans le luxe de Sydney, un jour glauque à la frontière Thaïlande Myanmar
Je crois avoir fait le tour des mauvais souvenirs !
- As-tu rencontré beaucoup de voyageurs ?
Oui, plein ! Il y a des nationalités qui prédominent chez les voyageurs que j'ai rencontré. Les français par exemple semblent peu voyageurs. Il y a beaucoup de vacanciers français, qui voyagent un mois durant les mois de vacances scolaires (juillet-août ou décembre) mais en dehors de ces périodes, il est rare d'en croiser et encore plus rare de rencontrer des frères patriotiques globe-trotters au long cours !
Par contre,j'ai rencontré énormément de voyageurs au long cours israëliens et belges. Pas mal de canadiens aussi. En Asie, beaucoup d'Australiens.
Il n'y a pas de profil - type du voyageur au long cours. J'ai croisé des filles et garçons, des jeunes étudiants, des trentenaires, des plus vieux, des travailleurs indépendants, des saisonniers, des salariés fonctionnaires, des riches, des moins riches, des carrément sans le sou, des personnes seules, des couples, des familles, parfois nombreuses (4 ou 5 enfants), des routards, des moins routards, des blasés, des râleurs, des curieux, des gens très ouverts, des gens très "zen", des personnes fantastiques au parcours rocambolesque, des marginaux, des Mr tout le monde, des aventuriers, des plus peureux, des inconscients
Bref, une foule incroyable marchent sur les chemins du monde, et je peux compter sur les doigts de ma main les journées passées sans la compagnie d'autres voyageurs !
- As-tu été dans des pays en guerre ?
Oui et non ! Les situations de guerre sont extrêmement complexes. On peut se retrouver dans un pays en tension politique et vivre tout-à-fait normalement sans que rien ne laisse entrevoir le moindre conflit armé. Inversement, dans les pays fragiles d'Amérique du sud par exemple, un conflit armé peut éclater à tout moment sans que personne n'en fasse état ou ne l'ai annoncé.
Ca fait d'ailleurs souvent partie du quotidien des habitants ...
Au Chiapas (Mexique), au Guatemala, en Bolivie, au Myanmar, dans certaines zones du Pérou, il est très fréquent de rencontrer des militaires car les conflits armées sont sous-jacents. Dans les transports en commun par exemple, il n'est pas rare d'assister à un contrôle de l'armée ou de guerilleros, ou même à un racket des passagers (ça m'est arrivée une fois !).
On ne sait pas comment ça peut tourner, parfois, tout se passe dans le calme, la coopération, d'autres fois, les contrôles sont plus "agressifs". J'ai pu constater également l'ampleur de la corruption dans certains pays ...
- As-tu eu des coups de blues, t'es-tu sentie seule ?
Oui, il m'est arrivée d'avoir quelques coups de blues, mais beaucoup moins que ce que je m'étais imaginée avant de partir !
J'ai rarement été seule physiquement, mais j'ai pu ressentir une forme de solitude malgré cela.
Au Mexique par exemple, durant plusieurs semaines, je ne suis restée qu'avec des mexicains. Je n'ai, en effet, pendant une longue période, pas rencontré un seul français, juste quelques européens très ponctuellement. J'étais complètement immergée dans la vie des autochtones
A un moment donné, j'ai ressenti un manque
celui de mes racines, de mes repères, de ma musique, de mon humour à moi, de nos discussions à nous en France, etc.
J'étais arrivée à une espèce de saturation de devoir faire sans arrêt des efforts d'adaptation ...
- Contactais-tu souvent ton entourage ? Comment ?
Oui, assez souvent ! Toujours par internet, et seulement trois ou quatre fois par téléphone au cours de mon voyage. Les progrès de la technologie sont formidables dans ces cas-là, MSN messenger permet de parler en temps réel (comme au téléphone), de se voir avec la webcam et tout ça pour un coût modique !
Pour la fréquence des contacts, tout dépendait des endroits où je me trouvais. En pleine forêt amazonienne, je n'ai pu contacter personne durant plusieurs jours
En Australie, les cybercafés (comme tout le reste) sont très chers, donc j'ai limité les contacts aussi !
Les contacts avec la France étaient très importants pour mes proches restés en France qui, face à l'inconnu et face à la distance, s'inquiètent souvent plus qu'il n'en est. Mais ils étaient aussi très précieux pour moi, afin de garder le fil des évènements en France, parler ma langue, partager mes découvertes, mes chocs, mes joies, mes coups de blues, avoir des nouvelles de tout le monde et connaître les petits commérages de "chez-nous"
En voyage, tout cela me paraissait tellement loin que seuls ces contacts me permettaient de faire une petite parenthèse dans mon quotidien de globe-trotter. Lorsque je ressortais du cyber, il me fallait souvent bien 20 minutes pour ne plus penser aux nouvelles de la France et replonger dans ma vie de voyageuse !
- As-tu eu assez d'argent ?
Oui, mais j'ai dépensé un peu plus que mon budget initialement prévu à cause des vols subis, des nombreuses choses achetées sur place pour rapporter en France, et des changements de programmes (qui avaient un coût plus important que mes plans initiaux) au fil des opportunités de voyage.
Sinon, je pense qu'en respectant mes plans de départ, je serai tout-à-fait rentré dans mon budget.
- As-tu ramené des choses, des souvenirs ?
Oui, j'ai surtout rapporté de l'artisanat (dont des perles et autres produits pour confectionner des bijoux à partir des conseils des artisans rencontrés sur ma route), des vêtements, des pièces de monnaies, et même des meubles que j'ai fait venir par cargo. J'ai gardé une partie de ces souvenirs pour moi et pour offrir à mes proches, mais actuellement, je vends certains de ces objets sur les marchés et les brocantes d'été.
En dehors de tout ça, j'ai surtout ramené des photos, un récit écrit, des tickets de bus, des adresses du monde entier, des images pleins la tête, des envies de repartir et des moments fabuleux !! - Cette aventure était-elle comme tu l'imaginais avant de partir ?
Avant de partir, je m'étais préparé au pire pour ne pas être déçue
Et bien même sans cette démarche, je suis persuadée que je n'aurai pas pu être déçue de ce que j'ai vécu. Mes attentes étaient bien inférieures à la réalité ! Dans l'ensemble, j'ai rencontré des gens formidables, une nature et une Terre de toute beauté. J'ai appris beaucoup de choses sur moi et je ne peux qu'en être enrichie à tous les points de vue !
J'ai eu la chance de vivre un voyage fait de surprises, de dépaysement, de générosité, et je n'en demandais pas tant !
- Ce tour du monde a-t-il changé ta vision des choses ?
Oh oui, et à bien des égards ! A l'égard du monde en général, à l'égard de nos valeurs, de mes propres valeurs mais aussi celles de nos sociétés dites "occidentales" ... J'ai pris beaucoup de recul sur moi et sur la vie et ses évènements en général.
Contrairement à ce que l'on peut nous faire croire à travers la presse et la télévision, j'ai rencontré plus de peuples intelligents que de peuples qui ne pensent qu'à s'entretuer ! La grande majorité des gens que j'ai rencontré rêve d'un monde de paix et de tolérance, même pour ceux qui viennent de pays où des conflits font (ou ont fait) rage (Israël, Bolivie, Pérou, Chiapas au Mexique et Guatemala, Chili, Bali
).
Bien sûr, le monde ne tourne pas toujours rond et certaines situations sont déconcertantes de bêtises, mais ma vision sur le monde est beaucoup plus optimiste aujourd'hui qu'elle ne l'était avant de partir.
A mes yeux, il n'existe pas de hiérarchie de cultures ou de peuples, il existe avant tout des Hommes qui vivent et survivent et qui, au fond, se ressemblent tous ...
- Le retour, est-il difficile ?
C'est justement la question dont je voulais parler à présent
(donc voir ci-dessous ! )
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- Alors, le retour, c'est difficile ?

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« En toute chose, il faut considérer la fin » disait Lafontaine.
Eh oui, le voyage se termine bien un jour ou l'autre ; et il faut bien y faire face
Mais est-ce vraiment difficile ? Voilà une question qui doit intéresser beaucoup de lecteurs car elle est certainement la question qui m'a été le plus posée depuis mon retour sur le territoire. |
Pour ce qui me concerne, il m'est délicat de répondre à cette question par un "oui" ou par un "non". Bien sûr, après un tel voyage, la réadaptation n'est pas simple. Bien sûr, le décalage est énorme. Bien sûr, il m'a fallu du temps avant d'analyser l'ampleur des répercussions, même si la majorité des gens vous disent que vous n'avez pas changé ! Cela dit, le confort (pour ne pas dire le luxe), l'entourage, les habitudes font à nouveau partie de votre vie, et le retour devient alors si doux et reposant que les difficultés ressenties deviennent nuancées.
Pour en savoir plus sur la manière dont j'ai vécu le retour, j'ai mis en ligne un texte à ce sujet dans la rubrique "journal de bord".
- Peut-on parler de « choc du retour » ?
D'après les témoignages, certains voyageurs au long cours vous répondront que non, le retour n'est pas difficile, il est même plutôt très agréable, on retrouve le confort, ses proches, ses activités et on voit son pays avec un regard neuf.
Cependant, la grande majorité des globe-trotteurs vous diront que le retour est vraiment très dur à vivre, plus sur le plan psychologique que matériel ou affectif, et qu'ils envisagent de repartir au plus tôt. Les repères sont mis à mal, la réalité est différente des souvenirs qu'ils en avaient
Bref, c'est la déprime !
En fait, chacun parait vivre le retour à sa manière et tout dépendra, semble-t-il, de la longueur du voyage, du dépaysement vécu, de la façon dont a réagi notre entourage face à notre aventure, de la façon dont nous avons envisagé notre retour (si nous avons de nouveaux projets ou pas), de la préparation et de la projection que nous nous faisions de notre retour
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Mais alors, peut-on parler de « choc du retour » ?
Et bien, en effet, beaucoup utilisent ce terme pour parler de leur expérience. Afin de mieux comprendre ce qu'il se passe exactement dans notre petite tête pour en venir à utiliser ce terme fort, certains professionnels ont étudié l'impact psychologique d'une telle expérience et le vécu du voyageur à son retour au pays.
- L'état psychologique d'un voyageur au long court à son retour au pays
Quelles sont les implications d'un retour chez soi après un long séjour à l'étranger ? Peu d'informations semblent consacrées à ce thème sur internet et dans ma documentation, et je regrette beaucoup que ce sujet ne soit pas plus pris en compte et traité car il me paraît être une étape essentielle dans la préparation d'un tour du monde ; seul le ressenti des quelques semaines qui suivent le retour est souvent exprimé sur les sites de voyageurs.
J'ai néanmoins trouvé un texte sur un site canadien qui me semble intéressant et qui se rapproche vraiment étroitement de ce que j'ai vécu et de ce que je vis encore aujourd'hui, de ce que je ressens, des propos que je tiens
Cliquez ici pour lire ce texte : "Séjour à l'étranger : le choc du retour" de Marcel Bernier, psychologue
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- Quelques témoignages de voyageurs sur le retour
- « Presque 4 mois se sont écoulés depuis mon retour. C'est l'occasion de faire un peu le point sur cette étape à ne pas négliger : le retour. Après avoir eu envie de repartir, je me suis installée dans mon petit chez moi qui m'a longtemps semblé trop petit pour tous mes souvenirs. J'ai ensuite été emportée par le tourbillon des études, des amis et de la vie parisienne. Je me suis remise à prévoir des rendez-vous plusieurs jours à l'avance, je me suis remise à courir après le temps qui galope et à avoir du mal à me lever le matin. Je suis toujours la même mais j'aurai toujours dans un coin de ma tête le souvenir extraordinaire de ce voyage. J'ai découvert : la liberté, la vie au présent et le plaisir de parler à des inconnus. »
Extrait du site http://www.gaelle-globe-trotteuse.com/1514.html
- « On a besoin d'un trimestre de calme, le temps de refaire surface. On a tellement l'impression d'être asocial et de rester à l'écart. On a beaucoup changé, les références ne sont plus les mêmes. Il faut laisser mûrir son expérience. On ne trouve pas toujours à qui parler, des gens qui vous comprennent et ne vous prennent pas pour un fou ou un marginal. On peut être aussi jalousé, donc un moral d'acier est nécessaire ».
Extrait « Le retour » dans l'ouvrage « Partir autour du monde »
- « Je suis parti en 2001 pour 9 mois en Australie et Nouvelle Zélande, maintenant quand j'y repense j'ai l'impression que c'était il y a 10 ans, je n'ai plus le souvenir d'y avoir été presque. J'ai quelques souvenirs qui me remontent à de rares moments mais il me semble que c'était le voyage de quelqu'un d'autre. Et que l'on me l'a juste raconté. Je suis revenu il y a 1 mois et demi de 8 mois en Amerique latine. Et c'est pareil, l'impression d'y avoir peut-être été il y a 2 ans. »
Extrait du site http://voyageforum.com/
- « Moi, je suis rentre il y a 10 mois de 1.5 ans en Amérique du Sud. Le retour fut génial, la joie de revoir ses proches et bien manger, une boulimie de projets, comme on en a en voyage, plus d'idées et de projets que de temps qu'il n'en faut pour les réaliser.
Mais en même temps, un grand décalage, énorme, l'impression d'une frilosité ambiante en France, l'impression d'une non-communication généralisée entre les gens, l'impression de déborder d'énergie par rapport aux autres, l'impression d'avoir rajeuni mais en même temps mûri.
C'est en reprenant le travail, qu'on réalise vraiment que le voyage est fini, que l'énergie du voyage, la recherche du beau, de l'hédonisme retombe. C'est finalement en étant confronté aux autres, ceux qui ne sont pas partis qu'on redescend, obligé de s'adapter a la nouvelle réalité et d'y adhérer sous peine de faire l'autiste. Le sentiment du voyageur "tout est possible" se heurte vite à la réalité du quotidien. [
] Au bout d'un moment "on ramène le voyage dans une autre sphère", un autre monde, une autre réalite, qu'on est content d'avoir vécu, qui nous a enrichi mais qui est déjà très loin. »
Extrait du site http://voyageforum.com/
- « Je suis de retour depuis 7 mois d'un tour du monde.
Retour peu difficile au départ avec joie de revoir les siens, de regoûter sa bonne vieille gastronomie Française, de redormir dans le même lit plus de 3 nuits d'affilée et (d'essayer) de partager ces moments de plénitude avec ses proches. Ensuite l'émulation de ce voyage conduit à mettre en place d'autres projets ou le seul point commun est la sensation d'excitation que tu as connu lors de ce voyage. En effet, cette expérience donne vraiment confiance et booste et après on a envie de croquer le monde (dans le sens noble du terme) et de continuer à s'épanouir (pour surfer sur la plénitude de ces nombreux mois uniques).
Malgré tout, à un moment donné, ce processus se heurte à la réalité de notre quotidien qui, quoiqu'on fasse, reste dicté par les horaires de la société active et par l'inexorable ronronnement de nos semaines qui défilent.
Cette sensation conduit soudain à ramener le voyage dans une autre sphère, une sorte d'autre vie qu'on a vécu et qui semble de plus en plus loin. Amertume, non! Tristesse, non! Nostalgie, parfois Regret, jamais!!! Le tout est (d'essayer) de prendre du recul et de construire d'autres rêves selon ses possibilités et ses envies. Ceux qui ont été capables de prendre plusieurs mois ou années pour construire, organiser et vivre ce périple sont armés pour d'autres "challenges" »
Extrait du site http://voyageforum.com/
- « Sans le savoir, nous étions déracinés dans tous ces pays et ressentions, sans toutefois en souffrir, un manque profond d'harmonie, d'union inconsciente avec la nature et les cités découvertes en voyage. Mettez un chamois et une marmotte sous les tropiques et vous comprendrez cet indéfinissable besoin que tout être vivant a de respirer dans son milieu naturel. Bien sûr, le bleu des lagons, le sourire des Tahitiens, le goût de la papaye, les couleurs vives des poissons des récifs de corail restent des souvenirs impérissables.
Mais au retour, un bien-être magique vous inonde lorsque vous observez les premières feuilles vert tendre du printemps, les cerises de juin, les érables rouges à l'automne et les premiers sommets enneigés de novembre. Et tous vos sens sont en éveil lorsque vous reconnaissez les odeurs oubliées : celle des foins coupés à la Saint-Jean, celle de la forêt humide au petit matin
»
Extrait « Le retour » dans l'ouvrage « Partir autour du monde »
- « Je voulais en prendre plein la figure, rencontré la terre et ses merveilles, vivre les chocs culturels de plein fouet, aller à la découverte de tous ces citoyens de la terre, tous différents et si riches d'enseignement. Et c'est réellement ce que j'ai vécu ! Après cela, on relativise beaucoup. On rencontre des gens simples, humbles, heureux et qui possèdent si peu, on se demande réellement à quoi rime notre société de consommation, notre course après le temps.»
Extrait du site http://titiglobeadventure.free.fr/passeport.htm
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Six mois pour boucler ma première boucle
De retour en France, j'ai rapidement réalisé qu'il n'était pas facile de revenir pour repartir et s'investir illico dans un autre voyage. Les difficultés de réadaptation, le décalage et le vide ressenti au retour, et ce, paradoxalement à la suractivité liée à 8 mois d'absence, rendent les choses difficiles.
J'ai également pris conscience de l'ampleur du travail que représentait mon « après-voyage ».
Contrairement à ce que j'aurai pu imaginer, la boucle n'était pas complètement bouclée ! Et pour qu'elle le soit réellement, il me fallait exploité toute la mine de trésors que je ramenais de mes contrées lointaines, c'est-à-dire :
les photos : tri, classement, légendes, retouches, réalisation d'albums sous forme de carnets de voyage (strapbooking), création de livres-photos
la vidéo : tri des séquences, montage (choix de musique, apprentissage des techniques audio-visuelles, écriture des textes, recherche d'informations supplémentaires sur les endroits visités
)
les écrits : retravail et réécriture de mon journal de bord, rédaction d'articles pour des revues de voyage, démarrage et ébauche d'un projet d'écriture
Par ailleurs, je tenais à terminer plusieurs travaux laissés en suspens :
la mise à jour de mon site internet : rubriques à compléter et nouvelles à créer, photos à mettre en ligne et à légender, recopiage du journal de bord, réponses aux nombreux messages reçus ;
la réalisation de supports de travail et interventions publiques dans des écoles, plus dans des salons de tourisme, des expositions, des festivals de voyage, etc ;
la vente de l'artisanat que j'ai rapporté : inventaire des objets, poursuite de la création de bijoux démarrée avec les locaux, programmation de dates pour une vente sur des marchés et festivals estivaux, annonces à mettre sur internet et sur les journaux
Tout ce long travail s'est étalé sur de nombreux mois et a clôturé la 1 ère étape de mon tour du monde.
Parallèlement, le retour dans la réalité de mon pays a exigé de nombreuses autres démarches qui m'ont demandé beaucoup de temps et d'énergie, à savoir :
l'administratif (très lourd après 8 mois d'absence !) : réinscription dans les administrations, réouverture et mise à jour des droits (ASSEDIC, assurances voiture, cartes bancaires
), réponses aux courriers que mon entourage n'a pu effectué à ma place (et encore, mes parents en ont géré la majeure partie), rendez-vous avec les services, etc
le logement : recherche d'un appartement, emménagement et tout ce que cela implique
l'aspect professionnel : élaboration d'un projet, mise à jour de mon CV, réalisation de CV et lettre de candidature en espagnol et en anglais (pour la suite de mes projets)
Enfin, se réadapter, c'est aussi sortir, revoir sa famille, ses amis, prendre le temps de retrouver ses repères, se réintéresser aux sorties ciné et musique, aux évènements d'actualité, politiques, s'informer sur les nouveautés, les changements, les évolutions (quasi tous mes amis avaient changé de logement, les familles s'étaient agrandi ou
séparées
).
Ainsi, ces six mois furent bien remplis et je me sens à présent bien mieux prête à repartir vers de nouveaux horizons, l'esprit tranquille, libres, les souvenirs bien rangés dans mon placard, dans mes albums, sur mon site et dans un coin de ma tête. En bref, la boucle est désormais bouclée !
Cette impression de satisfaction d'avoir vraiment réussi à mener jusqu'au bout mon voyage m'amène à réinvestir avec joie et beaucoup d'excitation la suite des aventures.
Retrouvez ici :
- les photos de mes interventions dans les écoles (bientôt disponible)
- un de mes articles de revue, à paraître en septembre 2006, dans le magazine « Globe-trotter » (bientôt disponible)
- mon stand d'artisanat sur les marchés et festivals et les bijoux que je réalise (bientôt disponible)
Depuis mon retour, mes projets, du moins, les idées de projets se sont multipliées par mille. Je reviens de voyage avec la chance d'avoir réalisé un vieux rêve mais aussi avec des dizaines de témoignages, d'expériences et de récits de baroudeurs rencontrés sur mon chemin qui n'ont fait qu'alimenter ma passion. Or, parmi tout ce qu'on rêverait de faire, il n'est pas toujours facile de faire des choix et de se discipliner pour ne pas, emportée par l'excitation, se précipiter dans tout et n'importe quoi.
Dans le souci de boucler ma boucle (comme je l'ai expliqué précédemment) mais aussi d'établir les bonnes priorités, j'ai décidé, au mois de février de reporter mon départ pour l'Afrique, initialement prévu en mars, à plus tard
Les semaines se sont alors écoulées, mes envies ont encore évoluées et mes projets ont petit à petit pris forme, enrichi par de nouvelles expériences.
A ce jour, plusieurs projets me tiennent à cur. Pour y parvenir, il me faut tenir compte de mon besoin toujours présent de globe-trotter à travers le monde mais aussi mener parallèlement une réflexion sur les apports les plus intéressants que peuvent représenter chaque idée dans mon parcours personnel et professionnel. Ainsi, chacun de mes choix est consciemment fait en fonction de mes envies de découvertes mais aussi en lien avec un projet à plus long terme.
Mes objectifs pour l'année à venir sont les suivants :
1 - Regarnir mon porte-monnaie pour mon voyage en Afrique (prévu, dans mon calendrier, pour l'année prochaine) en travaillant d'arrache-pied ! (Job en Espagne, poursuite de ma vente d'artisanat sur les marchés
).
2 - Perfectionner mon espagnol en partant m'installer quelques mois en Andalousie dès l'été 2006 (Espagne).
3 - Me poser (peu de voyage itinérant prévu en Espagne) pour prendre le temps d'exploiter mes écrits (carnet de route de la première partie de mon voyage) et voir dans quelle mesure il est possible de réaliser une éventuelle parution (livre, chroniques, reportages écrits
).
4 - Participer ponctuellement à des salons et des festivals de voyage (essentiellement en automne et au printemps), voire éventuellement développer mes actions en direction des écoles pour continuer de faire partager ma passion du voyage.
5 Mettre en forme un projet de voyage avec un thème particulier (3 sujets m'intéressent à ce jour, choix non décidé) pour participer à un concours national au printemps prochain, ouvrant droit à l'obtention de bourses de voyage.
Mes prochains départs :
- Le 17 juillet 2006, pour 1 mois en Espagne
Chantier jeune à Tarragone, puis séjour à Grenade pour rechercher un logement et un emploi.
- Le 20 septembre 2006, pour 3 à 9 mois, en Espagne
Séjour à Grenade, en Andalousie
Pour les projets envisagés après mon séjour en Espagne (en Afrique), cliquez sur « Mon calendrier » ou « Mon itinéraire »
En relisant la rubrique de « mes projets » (de juin et juillet dernier), je me rends compte que je n'ai pas réalisé tout ce que j'ambitionnais de faire !
Mais bon, petit à petit, les choses ont quand même évolué et je me laisse le temps de concrétiser tous ces projets progressivement
Me revoilà donc ! Après un an de silence (pendant laquelle je n'ai pas chômé ceci dit : séjour en Espagne, quelques ballades en France, reprise du travail et préparation de la suite de mon tour du monde)
ça bouillonne à nouveau !
Le voyage reprend sa place dans ma vie
Méliglobe se dépoussière pour nous emmener
chose promise chose dûe
en Afrique !
Prochain départ : le 29 septembre 2007
Durée du voyage : 5 mois
Destination : Maroc, Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Algérie
Trait particulier du voyage : tout par voie terrestre, y compris la traversée des déserts
Pour en savoir plus, j'ai créé, avec une amie qui fera un bon bout de route avec moi, un blog spécifiquement destiné à ce nouveau périple appelé le Dakaraoran.
C'est par là : http://dakaraoran.uniterre.com
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