- Le permis de conduire international
Le permis de conduire international n’est qu’une formalité administrative vous permettant de circuler dans certains pays étrangers. Il est gratuit et s'obtient dans toutes les préfectures sur présentation de votre permis de conduire national, de 2 photos d’identités, d’un justificatif de domicile de moins de 3 mois, et d’une pièce d’identité.
La durée de validité du permis de conduire international est de 3 ans.
- Le certificat de vaccinations internationales
Ce document vous est remis par votre centre de maladies tropicales lorsque vous faites faire vos vaccinations internationales. Il est demandé pour le passage de certaines frontières car il atteste bien de vos vaccinations obligatoires.
- Carte internationale des auberges de jeunesse
Ouverte à tous sans limite d’âge, la carte internationale des auberges de jeunesse donne accès à plus de 6000 auberges dans le monde (réseau Hostelling International). Elle vous permet aussi de bénéficier des différentes activités de la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse (FUAJ).
La carte est disponible auprès de la FUAJ ou dans les auberges de jeunesse. Elle coûte 10, 70 € pour les moins de 26 ans et 15,25 € pour les autres.
- Les autres documents classiques
Les documents que tout le monde connaît :
- Carte nationale d’identité
- Permis de conduire français
- Photos d’identité (une douzaine)
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Avant le départ
Mieux vaut prévenir que guérir ! Jamais tel adage ne se sera mieux appliqué à la préparation d'un voyage à l'étranger ...
Pour cela, il me faut d'abord connaître la situation socio-économique de mes pays d'accueil et le climat que j'y trouverai car le risque infectieux est étroitement lié à la pauvreté, à la chaleur et à l'humidité.
Il faut aussi s'assurer en cas de grosse tuile en voyage, soigner ses bobos avant le départ et organiser ses vaccinations. Quelques rendez-vous à prendre, un ou deux formulaires à remplir … et le tour est joué, me voilà parée !
Avant le départ, il convient d'abord de faire un point sur son état de santé pour régler les éventuels petits problèmes physiques. Donc, parmi ce qu'il vaut mieux soigner avant de partir, on peut citer :
les problèmes dentaires (il vaut mieux éviter les soins sur place, pour des raisons sanitaires dans les pays en développement, et financières ailleurs)
les maladies dermatologiques (qui, avec la chaleur, le soleil, l'humidité, la marche … risqueraient de s'aggraver pendant le voyage)
les problèmes ORL (surtout pour l'avion)
les problèmes allergiques (penser à se munir des médicaments en quantité suffisante pour toute la durée du voyage)
Une consultation chez son médecin traitant me parait également indispensable au moins un mois à l'avance : liste et ordonnance des médicaments à emporter, éventuel prise de sang pour connaître son groupe sanguin, conseils pratiques à appliquer sur place, informations concernant le paludisme et autres maladies, renouvellement des vaccinations courantes, etc. . Ce rendez-vous aide aussi à la constitution de sa trousse à pharmacie.
Pour ceux qui partent pour un séjour prolongé ou itinérant comme moi, la liste des vaccinations est adaptée aux risques sanitaires du pays et à l'activité sur place.
Parmi les vaccinations nécessaires, on peut citer (cliquez sur le vaccin en question pour plus d'infos) :
le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite )
l'hépatite A
la fièvre jaune
l'hépatite B
la typhoïde
la méningite à méningocoque
la rage*
l'encéphalite japonaise B*
la méningo-encéphalite à tiques*
*Tous ces vaccins ne sont pas de pratique courante, mais doivent faire l'objet d'une prise de renseignements et d'une réflexion avec votre médecin traitant.
En pratique, depuis quelques années, seule la vaccination contre la fièvre jaune (anti-amarile) reste obligatoire pour pénétrer dans certains pays . Ce vaccin doit être réalisé et validé sur un carnet international de vaccination dans un centre agréé . Il en existe dans toutes les régions françaises .
Cliquez ici pour consulter la carte mondiale des zones présentant un risque de fièvre jaune (d'endémie amarile).
- S'informer des maladies : attention notamment au paludisme !
Le paludisme, la dengue, la turista, le choléra ... et bien d'autres encore, sont des maladies à prendre en considération pour la préparation de mon voyage car il n'existe, à l'heure actuelle, aucun vaccin ou traitement efficace à 100% pour les contrer.
- Le paludisme, ou malaria en anglais :
Il faut savoir que le paludisme tue aujourd'hui encore une personne toutes les 15 secondes à travers le monde. Si la majorité de ces décès survient en Afrique, cette maladie ne se contente pas de faire des ravages dans les pays tropicaux. Chaque année en France, 5 000 voyageurs reviennent de leur périple avec le paludisme et 20 en meurent.
Les médicaments antipaludiques ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale. Votre médecin vous prescrira une chimioprophylaxie. Ce traitement sera adapté à votre destination et à la durée et aux circonstances de votre séjour.
> Pour plus d'infos :
Qu'est-ce que le paludisme ?
Répartition du paludisme dans le monde
- La dengue, ou grippe des tropiques, ou anciennement appelé petit palu :
Cette maladie virale est transmise par un moustique et se voit dans le Sud-Est asiatique, dans le Pacifique, en Amérique du Sud et en Afrique. Elle sévit plus volontiers dans les zones urbaines ou péri-urbaines. On estime que les cas de dengue se comptent par dizaines de millions chaque année dans le monde et que 20 000 personnes en meurent chaque année. Les symptômes sont de type grippal : de la fièvre, souvent des maux de tête importants, quelques fois une petite éruption cutanée.
> Pour plus d'infos :
Qu'est-ce que la dengue ?
Carte des zones d'endémies
-
La turista, ou diarrhée des voyageurs :
C'
est une maladie très fréquente. Vous risquez de l'attraper en consommant des boissons ou des aliments contaminés, par les virus ou les bactéries qui en sont responsables. La turista banale est une diarrhée, qui fatigue considérablement et peut vous gêner pour continuer votre voyage. En plus de la diarrhée, vous pouvez souffrir de maux de ventres, de nausées, voire de vomissements et de fièvre. Si c'est une turista banale, elle guérit toute seule en quelques jours.
> Pour plus d'infos, cliquez ici
Pour prévenir ces maladies, voir la rubrique des vaccinations et des précautions à prendre sur place
Cliquez sur les pays pour consulter la "fiche santé" des pays que j'envisage de traverser :
Mexique, Guatemala, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Australie, Indonésie, Thaïlande, Laos, Espagne, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Algérie, Russie, Mongolie, Chine, Népal, Inde
Cliquez ici pour le tableau récapitulatif des maladies et vaccins
Cliquez ici pour voir le contenu de ma trousse à pharmacie qui se trouve dans mon sac-à-dos.
Des sites qui m'ont aidé à élaborer ma trousse à pharmacie :
le site de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé)
le site du CHU de Rouen
le site doctissimo
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Sur place
Les changements climatiques et d'habitudes alimentaires peuvent réserver quelques surprises ... Aussi, les animaux et les conditions d'hygiène de certains pays nécessitent quelques mesures indispensables.
- Quelques mesures d'hygiène générales
Nous distinguerons deux grandes catégories :
- D'une part l'hygiène alimentaire qui m' évitera autant que possible la célèbre turista du voyageur, mais aussi des maladies plus inquiétantes comme l'hépatite A ou l'amibiase ;
- D'autre part l'hygiène corporelle qui m' épargnera des infections cutanées, des bilharzioses , des myiases (lésions produites par des larves de mouche) et autres larbish … tous transmis par des petites bêtes plutôt hostiles.
> Hygiène alimentaire :
- Lavez-vous les mains avant les repas, après être passé aux toilettes et avant toute manipulation d'aliments ;
- Ne consommez que de l'eau embouteillée en vous assurant que la bouteille a été ouverte devant vous, ou bien une eau rendue potable par filtre portatif, produit désinfectant (produits chlorés purs type Aquatabs ou associés à des dérivés d'argent type Micropure Forte) ou ébullition pendant 5 minutes à gros bouillons ;
- N'utilisez pas l'eau du robinet même pour laver les fruits ou vous laver les dents ;
- Evitez les glaces et les glaçons ;
- Le lait doit être pasteurisé ou bouilli ;
- Pelez les fruits ;
- Evitez les crudités, les coquillages, les plats réchauffés ;
- Cuisez bien les viandes, poissons et légumes ;
- Renseignez-vous localement sur les risques de toxicité de certains poissons (comme la ciguatera liée à l'ingestion d'une toxine produite par un microorganisme, le Gambierdicus toxicus).
> Hygiène corporelle
- Pour vous laver les dents, utilisez une eau traitée ;
- Evitez de faire sécher votre linge à l'extérieur ou sur le sol (risque de myiase) ;
- Ne marchez pas pieds nus sur les sols boueux ou humides mais dans des chaussures fermées (risque de bilharzioses) ;
- Ne marchez pas ou ne vous baignez pas dans des eaux stagnantes ;
- Evitez de caresser ou de jouer avec des animaux. En cas de blessures, consultez rapidement ;
- Ne rapportez pas d'animaux domestiques ou sauvages. Ils peuvent être porteurs de maladies sans pour autant en présenter le moindre signe. Certaines peuvent être mortelles ;
- Utilisez des préservatifs ;
- N'échangez pas de seringues et n'acceptez d'injections qu'en cas de nécessité absolue.
Dans certains pays tropicaux, les petites bêtes locales n'ont rien d'inoffensif. Plus discrètes que les fauves, elles peuvent néanmoins occasionner de sérieux désagréments. Attention particulièrement
aux moustiques, mouches, taons ... et aux animaux vénimeux tels qu'araignées (mygales, veuve noire), scorpions, serpents ...
Les moustiques ont besoin d'humidité. La température joue un rôle majeur dans leur développement et leur capacité à transmettre des maladies : en dessous d'une certaine température, les moustiques ne survivent pas, ou ne sont plus à même d'assurer le cycle du parasite qu'ils hébergent. Certains moustiques piquent plutôt la nuit, d'autres le jour. Leur vol n'est pas toujours audible. Certaines piqûres sont douloureuses, d'autres passent inaperçues.
La vigilance est donc de règle aussi bien le jour que la nuit.
Les maladies transmises par les moustiques sont essentiellement : le paludisme, la dengue, les filiaroses lymphatiques, les leishmanioses. Celles transmises par les mouches et les taons sont : la maladie du sommeil (mouche tsé-tsé), les myiases sous-cutanées, la cécité des rivières, la loase.
En plus du traitement médical, il est primordial de respecter ces quelques conseils, afin d'éviter dans la mesure du possible, tout contact avec les moustiques :
- Dormez sous une moustiquaire et, mieux encore, une moustiquaire imprégnée d'insecticide. Elle doit être en bon état, avec des mailles fines. Elle doit touchez le sol ou être bordée sous le matelas.
- Si votre chambre est équipée de l'air conditionné, branchez-le : la climatisation ne tue pas les moustiques mais la baisse de température réduit leur activité.
- Appliquez des produits répulsifs sur les parties découvertes du corps et privilégiez le port du pantalon et d'habits à manches longues, imprégnées si possible d'insecticide. Veillez, à ce sujet, à bien choisir votre répulsif (les répulsifs ayant prouvé leur efficacité sont le DEET dosé entre 35% et 50%, l'EHD dosé entre 30% et 50%, le DMP dosé à 40% et le 35/35 dosé à 20%).
- Utilisez des diffuseurs électriques d'insecticide ainsi que des serpentins sur les terrasses et vérandas.
En plus de ces précautions, il faut aussi être vigilant bien sûr au soleil (insolation, brûlures, coup de chaleur, déshydratation, allergie …), à l'altitude (engelures, mal des montagnes, hypothermie, rhume et maux de gorge …), aux déplacements et transports (ampoules, mycoses, entorses ...), etc.
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Après le retour
Même si son voyage nous a conduit dans des contrées où les risques infectieux sont plus importants, on n'est pas forcément porteur de microbes bizarres et dangereux. Inutile donc de se précipiter chez le médecin !
On consultera donc en cas d'évènements survenus pendant le voyage ou dans les jours suivant son retour tels que :
- Si l'on a pris un traitement antipaludique pour une fièvre au cours de son voyage (traitement présomptif), même si l'on se sent plutôt en forme.
- Si on a présenté un problème de santé qui nous a inquiété sur place, comme par exemple une diarrhée sanglante ou glaireuse, une fièvre persistante dont l'origine est inconnue ou si l'on a dû subir un petit geste chirurgical sur place : soins dentaires, points de suture ... (un bilan sanguin permettra d'éliminer facilement toute contamination accidentelle)
- Si on rentre de voyage où l'on a été exposé à des piqûres d'insectes potentiellement vecteurs et que l'on est dans un cas de fièvre, diarrhée inquiétante (pendant plus de 48H), problèmes dermatologiques nouveaux ou persistants, douleurs du foie, amaigrissement, teint jaune et/ou urines foncées, fatigue persistante, suspicion de maladie vénérienne ...
Pour plus d'infos, voici mes sources d'informations :
le site Santé-voyage
le site du CHU de Rouen
le site de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé)
le Guide de santé pour voyager : "VIDAL du Voyageur", Larousse Diffusion (14,90€)
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Ce ne sont pas les péripéties qui viennent à manquer au cours d’un voyage. Si on ne peut évidemment (et heureusement !) pas tout prévoir, il est toutefois possible de se protéger au maximum avant le départ.
Qui fait quoi ?
On a souvent tendance à confondre assurance et assistance voyage. En fait, si ces deux termes sont complémentaires, ils recouvrent des domaines d’intervention distincts, qu’il est bon de connaître :
- la compagnie d’assurance : elle agit toujours à posteriori. Elle ne fait que rembourser, suite à un incident, des dépenses effectuées à l’étranger (dommages causés à un tiers, frais d’hospitalisation, prix du billet d’avion suite à une annulation …) à condition que l’incident en question soit inclus dans les clauses de son contrat.
- La compagnie d’assistance : elle agit en temps réel, sur le terrain, à partir du moment même où on lui signale qu’on est en situation de détresse.
- Les organismes d'assurance-assistance
Avant de se précipiter sur un contrat d’assurance-assistance, il faut vérifier si on n’est pas déjà couvert sans le savoir.
Par exemple, si on possède une carte bancaire internationale, on a droit automatiquement à un contrat d’assistance et d’assurance. Cela dit, s’ils ne coûtent pas un centime, ces contrats en inclusion restent d’une portée limitée.
Ensuite, pour choisir une compagnie, il semble important de demander à voir les clauses d’exclusion du contrat. En matière d’assistance-assurance, il est aussi important de savoir ce pourquoi on est couvert que ce pour quoi on ne l’est pas (les accidents liés à la pratique de sports de compétition ou de sports « à risque » par exemple, qui incluent souvent l’alpinisme, le parachutisme, la plongée, les sports de combat …).
Enfin, il semble judicieux d’analyser les prix des différents contrats selon 3 principaux critères :
- le montant des plafonds d’assurance
- le nombre de garanties d’assurance
- le prix des franchises à payer, c’est-à-dire la part du dommage restant à charge en cas d’intervention de l’assureur
Pour vous donner un ordre d’idées des tarifs pratiqués, sachez qu’un contrat incluant au minimum une assistance rapatriement et une garantie frais médicaux, valable un mois dans le monde entier coûte, selon les compagnies, entre 30 € et 84 € / mois.
Pour ma part, j’ai suivi les conseils de la majorité des voyageurs au long cours, en choisissant AVI International. Cette couverture me semblait, en effet, bien adaptée à un voyage « routard »au long cours et correspondre à mes besoins (60 € / mois).
N’oubliez pas de vérifier attentivement la validité territoriale du contrat (les assureurs-assisteurs ne couvrent pas tous le monde entier) et de bien choisir un contrat valable pour toute la durée de son voyage
Voici une liste de différents organismes d’assurance-assistance pour voyageur à l’étranger : - AVI International
- AVA
- Mondial Assistance
- Generali France Assurance
- Europ Assistance
Le consulat d’une ambassade de France ne dispose que de moyens limités pour nous aider en cas de coup dur.
Les principales attributions d’un consulat sont les suivantes :
-
En cas de perte de perte ou de vol de documents :
Sur présentation d’une déclaration de la police locale, il peut nous remettre des attestations et nous délivrer un laissez-passer pour sortir du territoire, ou éventuellement un nouveau passeport (mais la procédure sera alors plus longue).
- En cas de démêlés avec la justice :
Il est, dans ce cas, possible théoriquement de contacter le consulat. Une fois alerté, celui-ci pourra nous rendre visite et s’assurer de nos conditions de détention. Il pourra également nous proposer le choix d’un avocat parlant français (pas gratuit). En cas de condamnation, le consul peut intervenir en faveur d’une réduction de peine.
- En cas d’accident grave :
Il contacte notre famille et facilite les mesures d’hospitalisation ou de rapatriements nécessaires. Celles-ci restent néanmoins à notre charge, sauf cas d’exceptionnelle gravité. Si l’on est malade, le consulat peut nous conseiller un médecin parlant français.
- En cas de problèmes financiers :
Le consulat peut nous indiquer les moyens les plus efficaces pour recevoir rapidement de l’argent de nos proches. Il ne peut avancer de l’argent que si des garanties financières ont été mises en place en France (garanties bancaires, proches se portant garants …).
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter :
Maison des Français de l’étranger
34, rue La Pérouse -
75116 PARIS
Tèl. : 01 43 17 60 79
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