La Charte éthique du voyageur nous rappelle qu'en tant que « voyageur, touriste, découvreur (…) nous sommes toujours invités et les pays que nous visitons sont nos hôtes ».
a présence de visiteurs dans un pays est certes un puissant moteur de développement économique, mais elle peut aussi être la cause d'effets pervers si elle n'est pas maîtrisée : pollution, mendicité, prostitution, « folklorisation » des rites et des cultures …
Aussi, le voyage peut devenir un acte solidaire s'il contribue au développement de la population locale. En respectant la population d'accueil, son environnement et sa culture, le touriste n'est plus consommateur mais acteur. De nombreuses ONG, associations, voyagistes s'attèlent depuis plusieurs années à faire de ce concept une réalité.
Comme il me tient à cœur de voyager au plus près des populations locales avec une approche profondément authentique, j'ai choisi, dans cette optique, de participer notamment, par le biais de différentes associations, à des chantiers-jeunes.
Plusieurs expériences passées (dont un séjour d'étude aux USA dans une famille californienne durant un mois et un chantier-jeune au Maroc de 3 semaines) m'ont permis d'aborder le voyage différemment : aller à la rencontre des locaux en participant aux tâches quotidiennes, en m'imprégnant des coutumes et de la vie locale, en apportant un soutien concernant un projet précis, en tissant des liens d'amitié, en tentant d'apprendre la langue du pays …
Aujourd'hui, ma démarche s'inscrit dans la continuité de ces aspirations.
Ainsi, bien au-delà de la dimension touristique du voyage, c'est dans une perspective d'échanges et d'enrichissement personnel que j'ai élaboré mon projet et que j'ai décidé de le « ponctuer » de chantiers jeunes à but humanitaire.
De plus, c'est une manière sympa d'acquérir une expérience internationale puisque j'envisage éventuellement de me tourner vers l'humanitaire sur un plan professionnel par la suite.
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Un camp chantier, c'est quoi ?
« Volontaire, les pieds sur terre,
les mains dans la poussière,
le cœur ouvert … »
Dans l'esprit des colonies de vacances, les camps chantiers réunissent des jeunes de nationalités différentes autour d'un travail commun d'utilité publique. Le chantier n'est pas une action humanitaire mais par la découverte et le partage du quotidien d'autrui, les volontaires font l'expérience directe de la solidarité.
Ainsi, un chantier est avant tout l'opportunité d'un apprentissage international et d'une vie de groupe coopérative. C'est la rencontre avec l'autre qui est privilégiée, et le travail est un bon moyen d'échanges. Le plus important est effectivement de s'impliquer et de communiquer et non pas forcément le travail en lui-même. La démarche proposée au volontaire vise à l'aider à développer ses qualités personnelles dans le cadre d'un projet collectif. Son engagement lui permet alors de mettre à l'épreuve ses capacités d'adaptation et de se responsabiliser.
Le travail proposé est très différent d'un camp chantier à l'autre. Il y a une très grande diversité de domaines d'intervention : environnement, construction, restauration du patrimoine, archéologie, santé, social, animation …
La durée d'un chantier est assez courte (de 15 jours à 1 mois en général) mais il existe aussi des chantiers plus longs (à moyen et long terme, de 4 mois à 2 ans).
Participer à un chantier implique de vivre en communauté et de participer à la vie du groupe au quotidien.
Le logement est souvent sommaire, en dortoirs ou dans des bâtiments municipaux ou sous la tente. Parfois, on peut être accueilli dans une famille. Il faut donc être capable de renoncer temporairement au confort auquel on est habitué. Quant à la nourriture, c'est aussi l'ambiance colo, et chacun met la main à la pâte pour les repas et la vaisselle.
Les conditions :
L'âge minimum requis pour les camps chantiers à l'étranger est de 18 ans. Comme ils s'adressent aux jeunes, il y a une limite d'âge d'environ 28-30 ans.
Techniquement, il n'y a pas d'exigences particulières. Mais pour certaines destinations, une préparation au cours de l'année est indispensable. Une participation à un stage payant est obligatoire. De plus, certains organismes demandent aux candidats d'avoir déjà participé à un chantier sur le même continent.
La connaissance d'une langue étrangère peut être parfois exigée. La plupart des camps ont lieu en été (mais il en existe toute l'année) et il n'y a qu'une vingtaine de places pour chaque camp. Pour ceux qui seraient intéressés, renseignez-vous le plus tôt possible sur les programmes pour avoir plus de chances d'être retenus.
Les frais :
Il faut savoir que tous les frais sont à votre charge. Vous devez payer :
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l'adhésion à l'organisme (aux alentours de 30 € ),
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les frais d'inscription (entre 70 et 300 €),
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le billet de transport aller-retour ainsi qu'une assurance pour la durée du séjour.
L'hébergement et la nourriture sont pris en charge mais parfois une participation aux frais supplémentaires est à payer sur place en fonction des structures d'accueil. Haut de page
- Mes chantiers à but humanitaire
Toutes sortes d'organisations prolifèrent dans l'univers de l'humanitaire. Il faut bien veiller à connaître leur éthique, leur fonctionnement avant de s'investir, car j'ai rencontré beaucoup trop d'associations dont le mode d'intervention s'apparente à une approche quasiment « colonialiste ». Les organismes que je qualifie ainsi ont pour objectif d'apporter le progrès (éducation, soins) aux pauvres petits autochtones en voulant imposer la civilisation telle que le monde occidental l'entend, au détriment des cultures locales.
Or, les populations locales ne nous ont pas attendu pour prendre les choses en main et avoir des idées sur les façons d'aborder les problèmes. Il est donc nécessaire de tenir compte des pratiques et savoirs des locaux et de respecter les individus qui nous accueillent.
Si vous envisagez de vous investir dans une action humanitaire, il me paraît donc essentiel de vous conseiller de lire quelques livres ou articles qui puissent vous apporter un regard critique et pertinent sur la solidarité internationale et sur l'exploitation de l'aide humanitaire. Il est bon également, me semble-t-il, de s'interroger sur les tenants et aboutissants des opérations humanitaires sur le terrain et tout simplement faire preuve d'intelligence et de respect avec les autres !
Pour ces chantiers, je me suis adressée à deux associations interculturelles (ci-dessous). J'ai participé à chacun de leurs propres stages de préparation au départ avant de me positionner sur les projets internationaux :
Solidarités Jeunesses
10 rue du 8 mai 1945 – 75010 Paris
tèl : 01 55 26 88 77
fax : 01 53 26 03 26
workcamp@solidaritesjeunesses.org
www.solidaritesjeunesses.org
Solidarités Jeunesses est une association nationale de jeunesse et d'éducation populaire régie par la loi 1901 et membre d'un mouvement laïc international : Action Jeunesse pour la Paix (AJP).
Solidarités Jeunesses développe différentes actions, dont celles des chantiers-jeunes. AJP est née en 1923, et c'est donc au lendemain de la 1 ère guerre mondiale que les premiers chantiers furent organisés dans les environs de Verdun. Autour d'une action concrète de reconstruction, des volontaires, citoyens de nations opposées dans le conflit, démontraient ainsi que la réconciliation entre les peuples étaient possible. Les chantiers se sont ensuite développés dans différents domaines et dans de nombreux pays.
Jeunesse et Reconstruction
10, rue de Trévise – 75009 Paris
É 01 47 70 15 88
fax : 01 48 00 92 18
info@volontariat.org
www.volontariat.org
Jeunesse et Reconstruction est une association loi 1901, créée en 1948. A l'origine, J & R organisait des chantiers de reconstruction pour rassembler des jeunes bénévoles européens et reconstruire les pays détruits par la 2ème Guerre Mondiale. Aujourd'hui, l'objectif principal est de favoriser les échanges interculturels à travers un engagement volontaire dans un esprit de tolérance, de respect et de fraternité.
J & R participe au développement d'échanges internationaux de jeunes à travers la mise en place de diverses activités : chantiers internationaux de jeunes volontaires (1400 programmes dans 63 pays sur les 5 continents), camps agricoles, programmes de volontariat à long terme, stages linguistiques.
Il s'agit de donner à des jeunes de cultures différentes, l'opportunité de se rencontrer dans un environnement inconnu, en contact avec la population locale. Ils peuvent ainsi découvrir leurs différences et leurs points communs, apprendre à vivre et à travailler ensemble en mettant leur énergie au service de la collectivité. J & R se veut apolitique et non confessionnelle.
Il existe de nombreuses autres associations, plus ou moins importantes qui organisent également des camps-chantiers. Pour plus d'info : Cliquez ici
Avec qui ? Association « Jeunesse et Reconstruction », en partenariat avec « CSM »
Quand ? 3 semaines en août 2001
Où ? Marrakech
Quel projet ? Construction de sanitaires au sein d'une école primaire d'un quartier populaire / Hébergement collectif dans l'école
Avec qui ? Association « Jeunesse et reconstruction », en partenariat avec « Vive Mexico » (Volunteer Organization for International Cooperation)
Quand ? Du 7 mai au 11 juin 2005
Où ? à Toluca, à 65 km de Mexico
Quel projet ? « Travail social, 20 heures de cours d'espagnol, ateliers culturels (musique, danse, théâtre, poterie), excursions… / Hébergement en famille d'accueil »
Avec qui ? Association « Solidarités Jeunesses », en partenariat avec « Vive Mexico » (Volunteer Organization for International Cooperation)
Quand ? Du 27 juillet au 15 août 2005
Où ? à Ayacucho, Departement Ayacucho
Quel projet ? « Les volontaires organiseront des activités avec les enfants et leurs familles, aideront des enfants qui ont des problèmes d'apprentissage. Ils organiseront des ateliers artisanaux, culinaires, musicaux, de danse et de peinture ».
Avec qui ? Association « Solidarités Jeunesses », en partenariat avec « Cocat »
Quand ? Du 18 juillet au 1 er août 2006
Où ? Tarragona, à environ 50 km au sud de Barcelone
Quel projet ? « La Ferme des Friars est un bâtiment qui servait autrefois comme logement aux travailleurs d'un monastère dans l'époque médiévale. La municipalité souhaite rénover cet endroit et le transformer en centre de jeunesse. Les volontaires créeront des panneaux pour faciliter l'accès à cette ferme ainsi que des panneaux pour baliser un sentier de randonnée autour de la ferme. »
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